À l’abri du regard des autres… ou au grand jour?

Il y a une différence entre s’exprimer en se distançant du regard des autres par peur d’être jugé (perception ou réalité) et se distancer par réel besoin de se retrouver seul avec soi. Pour que l’on puisse s’éclater dans un moment de pur bonheur, ou exprimer son désarroi, selon le cas, on a parfois besoin de se retrouver face à soi-même et ce, pour toutes sortes de bonnes raisons. Pendant un court moment, se distancer pour expulser le trop-plein, sans faire de mal à qui que ce soit et surtout pas à soi. Se permettre d’être pleinement, pour reprendre ses pouvoirs un peu perdus dans le « trop » non exprimé.

Voici des liens vers des sujets touchant le présent article. Tu trouveras les liens au complet à la toute fin.

 

Dans la douche, on chante tous bien!

Comme on est beau et bon à l’abri du regard des autres, à l’abri du jugement! Encore plus quand on cesse de se juger soi-même. Quelle liberté on ressent à se laisser aller, à lâcher la bride! Cette liberté est si enivrante qu’on la voudrait réelle même après la douche! Euh… la douche?

As-tu déjà essayé ça? Chanter sous la douche, alors que personne ne te voit, qu’il n’y a personne d’autre dans la maison? C’est extraordinaire! Chanter à pleins poumons et se trouver bon simplement parce qu’on se moque de l’être ou pas.

On profite du son feutré par le bruit de l’eau, on laisse aller son imagination et hop, ça y est : on est le roi ou la reine de la pop, des chants d’amour, des opéras de renommée! On chante faux? On mélange les paroles parce que le souvenir se fait lointain? Ça n’a plus aucune espèce d’importance! Personne ne nous regarde! Envahi par le plaisir de rompre ainsi avec tout jugement, on se pardonne tout, on se prend enfin comme on est sur le moment! Tiens, au point où on en est, on prend une bouteille de shampoing, la brosse pour le dos ou la douche-téléphone et on se retrouve avec un micro en plus! Waouh, la totale! Tu vois la scène? On ne se compare plus!

Sérieusement, c’est fou comme il est libérateur de se permettre ces moments de douces folies ou d’abandon! On peut chanter ou se faire du cinéma, peu importe. Le principe est de se laisser aller dans ce qui peut aider à lâcher la pression, à lâcher prise, à se libérer du fardeau de l’exigence, de la critique, et même à lâcher ses cris de bonheur ou de joie! Ça marche tout autant pour ce qui est plaisant que pour ce qui nous peine.

 

Boule d’émotions trop fortes, cherche une porte de sortie!


Dans la douche, on ne fait pas que chanter bien : on pleure bien, on défoule bien, on exprime bien, on gueule bien, on rit bien! C’est un des endroits que je préfère quand j’ai une boule d’émotions à l’intérieur qui cherche la sortie, qu’elle soit gonflée de joie ou de douleur. Cet endroit, relié à l’eau – symbole de clarté, purification, profondeur, unité, etc. – permet de soulager du trop-plein, de l’expulser, pour revenir à soi plus harmonieusement et avec plus d’équilibre.

Se laisser vivre son moment présent et accepter les émotions qui montent. Quand on accepte de s’abandonner ainsi, peu importe de quoi on a l’air, on fait enfin fi de toute comparaison! On se prend tel qu’on est et les épaules deviennent beaucoup plus légères. Ce moment, seul avec soi, est un moment privilégié à mes yeux – quand il est vécu sainement et pour les bonnes raisons, bien sûr.

Cette libération est tout aussi bienfaitrice lorsqu’on se permet de danser seul; rien de mieux pour se donner à fond. Ou encore de chanter à tue-tête en auto, ou en forêt, ou de se jeter dans la neige et de faire l’ange, sans avoir peur d’avoir l’air fou.

Il y a beaucoup d’exemples du genre où, lorsqu’on ne risque pas d’être vu ou entendu on devient quasiment quelqu’un d’autre ou… on se permet d’être soi-même? Bien sûr, certaines de ces libertés d’expression se font aussi en présence de personnes avec lesquelles on se sent bien, en confiance.

Pourquoi est-ce si libérateur? Pourquoi, en certaines occasions, préfère-t-on se « cacher » pour s’extérioriser ainsi… même quand on est heureux?

 

Le regard des autres : perception, suppositions, comparaison, jugement

J’imagine que lorsque l’on sort d’un endroit aussi « protecteur » qu’offre une certaine « invisibilité », on se croit à nouveau soumis au regard des autres… ou au nôtre, une fois revenu « dans le monde ». Et voilà! La magie est rompue! Notre mal-être ne veut pas montrer son nez pour ne pas alourdir les épaules des autres, ou encore pour ne pas passer sous le moulinet de la critique : tu n’as pas fait ceci, tu n’as pas fait cela, tu parles trop ou pas assez, tu n’essaies pas vraiment de te sortir de là, etc. On a peur d’être critiqué plutôt que d’être aidé, accompagné, rassuré. On hésite même parfois à montrer son bonheur. Comme si on ressentait une gêne à aller bien. Assez paradoxal et triste, non?

En fait, on n’est pas bien dans « l’expression de soi », au grand jour…

Perception, suppositions, comparaison, jugement…

Comment se fait-il que certaines personnes soient si sensibles à ce que les autres peuvent penser d’elles?  C’est un vaste sujet, sur lequel je reviendrai peut-être à un autre moment. Par contre, je trouvais qu’il y avait une certaine relation entre notre perception du regard que portent les autres sur nous et notre propension à se laisser soi-même être. Une question d’acceptation de soi? Une mauvaise perception des autres? De soi? Trop d’exigences envers soi? Avoir le sentiment que dire notre bonheur prive les autres? Que notre bien-être les attriste s’ils ne vont pas bien? Avoir peur que notre peine nous catégorise dans les « faibles »? Que notre peine puisse les éloigner? Ne pas faire confiance au regard des autres sur soi? Avoir un regard sévère sur soi et s’imaginer que tous nous voient de la même façon? Une question d’éducation : on ne montre pas sa peine devant les autres ni sa trop grande joie?

Je viens tout juste de regarder une entrevue dans laquelle Frédéric Lenoir disait : il faut apprendre à vivre dans son propre regard plutôt que dans le regard des autres. Je trouve cela tellement juste et inspirant. Quand on apprend à se connaître dans ce que l’on aime ou pas; quand on est capable de définir qui l’on est vraiment, dans ce qui nous intéresse, ce qui nous motive, ce qui nous attriste ou nous rend heureux, le regard des autres ne nous heurte plus autant. Parce que l’on sait qui l’on est, on peut mieux faire la part des choses : écarter ce qui ne nous revient pas ou ne nous appartient pas. On ne s’arrête plus au seul regard de l’autre, mais on abonde dans ce qui résonne en nous. Après on peut choisir de corriger le tir, si nécessaire et pour se plaire à soi. Pour cela, il faut se connecter à soi, goûter autant de fois que possible le moment présent (pleine conscience). Parait-il que cela aide à être vraiment heureux. Il faudra que je revienne sur ce grand sujet. Ça me touche et me parle profondément.

 

Reproche-ton aux autres ce que l’on fait peut-être soi-même?

L’autre jour, j’ai parcouru un texte sur le jugement et, justement, il y était dit que, lorsque l’on se sentait jugé par les autres, c’est peut-être, qu’entre autres, on avait cette même propension à juger les autres. Un cercle vicieux en quelque sorte.

Ohlala, il y a du vrai dans cette façon de voir le jugement, pour ma part en tout cas.

Boum! Ça m’a frappée en plein dedans! Comme on dit : Et vlan dans les dents! Examen de conscience en vue…

Bon, je crois que je vais aller prendre une douche! Hahaha!

Si je suis sévère quant à la qualité de mon travail, ai-je la même exigence envers les autres? Si je culpabilise à cause de mes manques ou erreurs, est-ce que je culpabilise les autres aussi quand ça leur arrive? Quand je vais bien et que je n’ose pas le montrer, est-ce que je demande aussi aux autres de taire leur bien-être? Ça peut aller loin tout ça!

 

Se regarder et regarder l’autre avec amour…

L’idéal est, bien sûr, de toujours se regarder et regarder l’autre avec amour et agir comme si on était également toujours regardé ainsi. Mettre son cœur sous cadenas, pour soi ou pour l’autre, c’est emprisonner ses sentiments les plus beaux et se rendre, du coup, plus suspicieux envers les autres. Fermer son cœur à double tour n’attire certainement pas l’autre à venir vers soi. On brûle la lumière en nous. On se met à compter davantage ce que l’on donne et ce que l’on reçoit. La peur du regard des autres se fait alors plus présente, car pour se protéger, on devient suspicieux, on suppose, on a une perception probablement plus faussée sur les intentions des autres à notre égard.

Avouer qu’on ne se regarde pas toujours avec amour et qu’on ne regarde pas toujours l’autre non plus avec amour, ça fait du bien et ça donne des ailes. Au-delà du jugement ou de la critique négative envers soi, se regarder vraiment et reconnaître certaines limites d’amour chez soi, vient parfois donner l’élan nécessaire pour le changement. Quand on est conscient d’un « problème », on a un bout de chemin de fait sur la voie de la solution ou de la « réparation ». Au moins, on sait sur quoi travailler et on peut avancer.

Mettre en lumière ou mettre un nom sur ce qui va ou ne va pas, permet de remettre les pendules à l’heure. Prendre le temps de démêler ce qui nous appartient ou pas. Accepter ces parts de soi (et celles des autres) qu’on aime moins et aller de l’avant pour se réparer, améliorer ce qui va moins en soi ou dans la relation à l’autre. Être capable de se regarder dans un miroir objectif permet une belle introspection pour une autocritique constructive. Surtout, ne pas tomber dans l’excès d’un examen intérieur qui s’emmêle dans un tourbillon de pensées envahissantes qui ne nous font que tourner en rond, éloignant la capacité de voir clair et de trouver des solutions. Ne serait-ce pas gaspiller une belle amorce de regard réparateur sur soi?

Ouste! Dehors la confusion des fausses perceptions, des suppositions, des comparaisons et du jugement!

Je crois m’être ouvert ici une belle porte pour un questionnement sain. Trouver le moyen de faire la part des choses entre ce qui vient réellement des autres et ce qui peut émaner de ses propres jugements et, surtout, apprendre à s’accepter, se permettre de lâcher la bride, se prendre en mains pour arrêter la critique, le jugement, la pression de la « parfaititude » qu’on exige de soi… Et demander de l’aide si on n’y arrive pas seul.

Il y a tant à dire sur le sujet et tant de nuances à apporter! 

Oui, belle réflexion à faire! Si tu veux partager sur le sujet, je t’invite à laisser un commentaire ci-dessous! Merci à l’avance!

Avant de terminer, je te fais un petit clin d’œil par l’entremise du 5e accord toltèque de Don Miguel et Don José Ruiz :

« Soyez sceptique, mais apprenez à écouter ! »

Chacun communique son point de vue, ce qu’il croit être vrai pour lui. C’est ce que je partage ici, par ce blogue et selon mon expérience de vie. Quand on apprend à écouter (ou lire), on comprend mieux où se situe la vérité de l’autre et, surtout, on apprend à discerner où se situe la nôtre et on fait ses propres choix. On y souscrit ou pas, on nuance, on adapte selon son expérience, sa volonté ou son désir. On n’est pas « sous influence »

 

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Je te laisse avec les liens promis au début de cet article…
Belles lectures!

Note: Tu as apprécié? Ou pas? Ou couci-couça? Tu veux partager tes impressions, tes commentaires? Tu peux le faire tout en bas de cette page, dans la partie dédiée aux commentaires. J’aimerais bien te lire aussi… 

 

Si tu veux en savoir plus à propos de moi, ou sur la raison de Écrire…tout haut!

 

Frédéric Lenoir  https://www.fredericlenoir.com/
Un de ses livres : Le miracle Spinoza (Spinoza, « inventeur d’une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur ? » (F. Lenoir)
https://www.fredericlenoir.com/le-miracle-spinoza/

Développement personnel sur la confiance en soi, les pensées positives,
gérer les frustrations, l’estime de soi, etc. sur ImprovYourself, avec la coach Stéphanie
http://improvyourself.fr/category/developpement-personnel/

3 étapes pour vous libérer du regard des autres
http://www.huffingtonpost.fr/audrey-akoun/3-etapes-pour-vous-liberer-du-regard-des-autres_b_8554784.html

10 vérités sur l’acceptation de soi, sur le site Avancer simplement, avec Yannick Delorme TRA 
https://www.avancersimplement.com/10-verites-sur-lacceptation/

Juger l’autre c’est porter un jugement sur soi 
http://www.psy-luxeuil.fr/article-juger-l-autre-c-est-porter-un-jugement-sur-soi-119905308.html

Comment arrêter de se comparer aux autres 
https://karineruel.com/comment-arreter-de-se-comparer-aux-autres/

10 façons d’arrêter de se comparer aux autres
https://mytrendylifestyle.fr/2017/04/arreter-de-se-comparer.html

Les 5 Accords Toltèques de Don Miguel Ruiz (un de mes livres préférés pour apprendre à Être)
Que votre parole soit impeccable !
Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle !Ne faites pas de suppositions !
Faites toujours de votre mieux !
Soyez sceptique, mais apprenez à écouter !
http://www.pour-un-monde-meilleur.com/les-5-accords-tolteques/
et
http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Accords-tolteques-4-regles-pour-etre

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Crédit images :

Dans l’ordre de présentation :

1-3-5-6-8-9 sur Pixabay  / 2 sur Etvonweb.be / 4 et 7 sur Unplash :

  1. Fille qui saute de joie avec foulard : par Myriams-Fotos
  2. Chanter sous la douche : http://www.etvonweb.be/36608-chantez-sous-la-douche-avec-moxie-la-pomme-de-douche-haut-parleur
  3. Émoticônes d’émotions : par Alexas_Fotos
  4. Fille qui danse-poteau-disques : par kinga-cichewicz-494022
  5. Fille avec masque : par kalhh
  6. Doigts-mains devant yeux : par geralt
  7. Cœur-chandelle-coffret de métal : par Cathal Mac an Bheatha
  8. Ouste avec les doigts : par geralt  (modification : fond de couleur enlevé)
  9. Madame allumette qui se pose des questions : par ElisaRiva